Mardi 30 juin 2009
Aveus, détournement, plaisirs.
Il faut me rendre à l'évidence, mon sujet si sérieux de Master fait un peu mauvaise figure. Il est beau, mais reste un étage en dessous.
J'ai dit à Pierre que j'allais mal, que je voulais prendre des médicaments. Il a eu l'air surpris. Il m'a demandé la raison du mal-être. Je n'ai pas pu lui expliquer. Pas vraiment la vérité.
Des atomes jeunes sous nos épaules.
Puis, hier soir, en voiture, je lui ai dit que finalement je ne prendrai pas de ces médicaments qui vous font perdre toute lucidité. J'ai besoin de voir, de discerner, toujours.
Il faisait un temps chaud hier, cuirassée, lourd, défiant. Pourtant j'étais là. Devant un bois que je connais au fond assez mal. C'est celui de mon enfance, vieux souvenirs boisés, mais pas hantés.
Problème j'arrive trop tôt. Je sors et fais semblant de me promener. Je croise un homme qui me regarde en passant. Il a l'air de déambuler étrangement, revient, repart. Je le croise une deuxième fois. Cette fois ci je baisse les yeux.
La chaleur oppose les roulis à la sueur, dans mon coeur.
(facile...trop facile...)
Je finis par rentrer dans l'auto. Il me regarde encore un peu. Puis mon portable sonne, c'est lui. Je lui dis qu'il y'a trop de monde sur le parking.
Il se gare, et vient directemment frapper à ma vitre. On se dit bonjour en souriant. Il décide de m'emmener plus loin. Je monte donc dans sa voiture.
Quand j'y repense, ma mort factice mais bien réelle, m'a touché. Plus que je ne me l'imaginais. Je ne suis pas encore un atèle dans les accents circonflexes, ronds, et lisses.
Ce soir, je vais voir Julien. Il sera encore attirant. Si beau. Mon frère est à cent lieues de penser que je désire son meilleur ami.
Une fois arrivé sur une place perdue, en pleine campagne, on s'embrasse et se caresse. J'ai l'impression qu'il cherche à me dévorer, tant il mord mon oreille.
Cela dure plus longtemps que la première rencontre. Je suis plus excité. Je prends plus de plaisir. Pourtant tout reste si au dessus des éléments, de l'eau, des permissions, des mains folles. Sa bouche semble pouvoir tout avaler.
L'air est sec. Un canif semblable aux autres jours.
Je suis toujours en contact avec un mec. Il veut me rencontrer, il dit avoir des sentiments. Je suis un peu perdu. Je n'ose pas lui raconter mes rencontres avec un homme.
Le processus d'écriture n'a pas lieu. Je crois deviner, il viendra mais beaucoup plus tard.
Ce "plus tard" englobe des aspérités en fait bien connues. Claudio, par exemple. Il me suffirait d'un rien, pour que je retrace de la main ses yeux bleus, sa barbe naissante, son front dur, sa voix qui oscille entre grave mal assuré, paupières fermées.
Je suis toujours debout, malgré tout. Je resterai debout toujours.
Il faut me rendre à l'évidence, mon sujet si sérieux de Master fait un peu mauvaise figure. Il est beau, mais reste un étage en dessous.
J'ai dit à Pierre que j'allais mal, que je voulais prendre des médicaments. Il a eu l'air surpris. Il m'a demandé la raison du mal-être. Je n'ai pas pu lui expliquer. Pas vraiment la vérité.
Des atomes jeunes sous nos épaules.
Puis, hier soir, en voiture, je lui ai dit que finalement je ne prendrai pas de ces médicaments qui vous font perdre toute lucidité. J'ai besoin de voir, de discerner, toujours.
Il faisait un temps chaud hier, cuirassée, lourd, défiant. Pourtant j'étais là. Devant un bois que je connais au fond assez mal. C'est celui de mon enfance, vieux souvenirs boisés, mais pas hantés.
Problème j'arrive trop tôt. Je sors et fais semblant de me promener. Je croise un homme qui me regarde en passant. Il a l'air de déambuler étrangement, revient, repart. Je le croise une deuxième fois. Cette fois ci je baisse les yeux.
La chaleur oppose les roulis à la sueur, dans mon coeur.
(facile...trop facile...)
Je finis par rentrer dans l'auto. Il me regarde encore un peu. Puis mon portable sonne, c'est lui. Je lui dis qu'il y'a trop de monde sur le parking.
Il se gare, et vient directemment frapper à ma vitre. On se dit bonjour en souriant. Il décide de m'emmener plus loin. Je monte donc dans sa voiture.
Quand j'y repense, ma mort factice mais bien réelle, m'a touché. Plus que je ne me l'imaginais. Je ne suis pas encore un atèle dans les accents circonflexes, ronds, et lisses.
Ce soir, je vais voir Julien. Il sera encore attirant. Si beau. Mon frère est à cent lieues de penser que je désire son meilleur ami.
Une fois arrivé sur une place perdue, en pleine campagne, on s'embrasse et se caresse. J'ai l'impression qu'il cherche à me dévorer, tant il mord mon oreille.
Cela dure plus longtemps que la première rencontre. Je suis plus excité. Je prends plus de plaisir. Pourtant tout reste si au dessus des éléments, de l'eau, des permissions, des mains folles. Sa bouche semble pouvoir tout avaler.
L'air est sec. Un canif semblable aux autres jours.
Je suis toujours en contact avec un mec. Il veut me rencontrer, il dit avoir des sentiments. Je suis un peu perdu. Je n'ose pas lui raconter mes rencontres avec un homme.
Le processus d'écriture n'a pas lieu. Je crois deviner, il viendra mais beaucoup plus tard.
Ce "plus tard" englobe des aspérités en fait bien connues. Claudio, par exemple. Il me suffirait d'un rien, pour que je retrace de la main ses yeux bleus, sa barbe naissante, son front dur, sa voix qui oscille entre grave mal assuré, paupières fermées.
Je suis toujours debout, malgré tout. Je resterai debout toujours.
Par Sandoval
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Publié dans : Le Sando Daily
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