Samedi 3 mai 2008
J'adore écrire, ça c'est pas nouveau.

Faisant des études de lettres, j'espère pouvoir un jour sortir un livre...un recueil de poésie? Bon j'en suis pas encore là.
J'essaie néanmoins de m'interroger sur certains sujets : à partir de quand un poème devient-il simple note, brouillon pour une forme finale?

Ce qui m'intéresse c'est le brouillon, la rature et les versions différentes d'un même poème ou texte.

Pour cela, je réfléchis sans cesse à une évolution des textes dans la forme et le fond.

Beaucoup d'idées foisonnent et j'ai du mal à suivre moi-même.

J'écris toujours en rapport avec ma misérable existence.
par Sandoval publié dans : L'écrivoir
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Samedi 3 mai 2008
Je travaille depuis fin octobre dans une école primaire. En gros je fais l'étude du soir/garderie les jeudis et vendredis soirs dans une école huppée. Ca marche plutôt bien et je peux en tirer un bilan plutôt satisfaisant :

-Des enfants sympas et j'arrive à avoir l'autorité nécessaire pour me faire obéir.Ils sont jeunes mais savent comment déstabiliser un adulte (enfin je suis pas si vieux...^^)

-Une ambiance générale plutôt bonne, des professeurs sympathiques et une "collègue" certes un peu gnagnan mais sympa, c'est l'essentiel.

Je m'occupe des enfants, je leur fais les devoirs et je les faire taire quand ils sont trop bruyants, je m'en sors assez bien. Les parents sont aussi sympa. Par contre, évidemment le contexte ne serait pas le même dans une école autre, genre près de chez moi ça craint un peu.

Voilà je suis super enrichi de cette expérience aussi petite soit-elle et être aux côtés des enfants m'apporte beaucoup. Comment ça j'ai envie d'avoir des enfants plus tard?...C'est une nouvelle lubie qui est venue s'immiscer dans mon esprit...Bon déjà faudrait que je me trouve quelqu'un et c'est pas demain la veille...

Je tenterais de postuler à nouveau pour l'année suivante. Et aucune nouvelle d'Acadomia par la même occasion.
par Sandoval publié dans : Travail
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Jeudi 24 avril 2008
Hier soir :

Je me décide à poursuivre et à éplucher les sites de rencontre. Ce que j'avais projeté de faire à la rentrée, c'est à dire oser espérer trouver quelqu'un a connu ses hauts et beaucoup ses bas.

Déjà éviter les amateurs de plan sexe ce n'est vraiment pas ce que je cherche. Peut-on trouver des sentiments sur le net? Une fois, un garçon, plutôt (trop) sympa. On se parle. On décide de se voir. On se voit, on discute, c'est tout. Plus de nouvelles...bon...

Après des dialogues sympathiques qui n'aboutissent à rien. Je parle à quelques personnes sur ces sites, mais puis-je encore espérer? Enfin en faisant rien on arrive à...rien non plus!

Maintenant le concret, le vrai....Il y a toujours cet étonnant garçon qui s'appelle Laurent.Je connais maintenant son nom de famille, mais ça m'avance à quoi? C'est dingue tous les fantasmes imaginaires que l'on peut crée à partir d'un demi-inconnu.Il traîne toujours avec des filles. Il n'a rien en apparence qui pourrait me signifier qu'il préfère les garçons. Il est plutôt habillé "ringard" comme dirait mon frère...et pourtant...Nous sommes deux groupes distincts et je remarque qu'il regarde toujours dans notre direction, par petit coup d'oeil..Est-ce moi qu'il regarde? Une seule fois je l'ai vu m'observer lorsque je montais en cours,mais après?

J'ai eu le temps de l'observer en cours. J'ai d'ailleurs pu me confirmer mon attirance éternelle pour les garçons. Il était à côté d'une fille, du moins une chaise les séparait. De là où je me trouvais j'ai pu l'observer en toute quiétude. Il a de magnifiques yeux bleus, un peu triste.Il est brun. Ses cheveux sont légèrement bouclés, assez court. Il se dégage de lui une sensation de mystère.Il semble réservé, pas très expressif sauf avec les profs. Il écrit en noir. Il fait des traits noirs sur son calepin quand il s'ennuie en cours....Il n'ose pas regarder dans les yeux...A la réflexion il est venu une fois m'aborder...Pour demander où se trouvait une salle, et je n'étais qu'avec une amie. Aurait-il profité de ce moment pour me parler...?J'en sais rien, je me fais des pelliculas...Il n'est pas vraiment beau à proprement parler mais il a du charme c'est incontestable. Il a des yeux magnifiques...Il a l'air plus âgé aussi...

Donc, j'ose espérer pouvoir enfin trouver la personne qui manque à mon coeur...quel romantisme désuet! quelle naïveté!

par Sandoval publié dans : Diario
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Mercredi 23 avril 2008

Yo!

Radiohead à Arrras...j'ai encore un peu du mal à imaginer mon groupe favori sur les places en pavées de ma ville! C'est tout bonnement un truc de fou! J'ai réussi à avoir des places et je n'arrête pas d'y penser!

Tant pis si leur dernier album est plutôt moyen à mes yeux, ils restent cultes!

Je vais enfin pouvoir exprimer mon talent de casserole en chantant Creep (quoiqu'ils la jouent encore?), Everything, Karma Police, The Bends, Let Down...heu là c'est setlist imaginaire!

Je commence déjà les révisions, et je m'enfile toute la disco. J'ai déjà réecouté Pablo Honey et The Bends. Ok Computer et Kid A je connais par coeur, petite révision pour les trois autres sans compter des b-sides!

Je ne tiens plus!!

par Sandoval publié dans : La boîte à musique
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Lundi 21 avril 2008
Bien, on passe à l'étape supérieure concernant ce blog.

A l'origine il s'agissait d'un simple blog pour raconter ma pauvre vie miséreuse et bien je vais toujours le faire ^^ mais en essayant de rendre le blog un peu plus attractif et de changer un peu les couleurs.

Tout ça pour dire que ce blog prend de l'ampleur peu à peu (comparé à mes blogs skyrocks...)

Voilà tout simplement!

Ah oui une petite image histoire d'égayer le tout (histoire d'occulter les bandes passantes de ma déprime^^)


par Sandoval publié dans : Administration bloguesque
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Samedi 19 avril 2008

Je n'ai plus rien à envier aux pauvres paumés de l'existence.

J'essaie de rester dans la bonne mesure, mais avec une amie qui pense au suicide ainsi qu'un pote homo j'ai beaucoup de mal à avoir le moral hors des chaussettes. Je me traîne. Je fais un peu de course à pied, histoire de faire du sport et aussi d'évacuer ces idées mauvaises.

Je ne suis bien que lorsque j'écris (quoique en ce moment, je n'ai rien à écire, qu'aurais-je donc à écrire??) et que je prends ma guitare. D'ailleurs, j'en joue plus souvent. Je l'avais délaissé. Je m'essaie au chant et bien que je ne veuille jamais prendre de cours, je chante avec mon coeur ou ma gorge peu importe. J'ai modifié les accords de la chanson "H" de Tool ainsi que l'air pour la fredonner à ma mode...Mais jamais je ne pourrais chanter devant quelqu'un. Pourtant je le faisais plus jeune.

Sinon c'est l'existence merdique. Je me reclue doucement dans mon monde. Aucune envie réelle, aucun désir véritable, l'amour, sentiment tellement lointain pour moi. Je cherche sans chercher. Je ne sais pas où chercher ni comment faire. Je suis dans une sale période. Je me déteste physiquement alors qu'il y a pas si longtemps je me trouvais assez bien, c'est à dire potable. Là rien, y'a quelque chose qui va pas. Tant pis on fait avec ce qu'on a.

Rechute de timidité excessive, ne pas dire bonjour, éviter le contact. Mauvais tout ça, mauvais.

Je vais vers mes 23ans et ma vie est merdique.

Encore un anniversaire pourri. Je m'ennuie.

C'est pas encore avec cet article à la con que je vais aller mieux...

par Carbone Kid publié dans : Diario
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Vendredi 4 avril 2008

X

Je crois que j'aimerais mourir dans mes draps. A l'abri du monde, comme toujours.
par Carbone Kid publié dans : Diario
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Vendredi 4 avril 2008

Et

Ces jours-ci résonnent comme un tintement de cloche dans un monde glacé. Cette phrase d'une nullité sans pareille, je la dois à ma faible inspiration. En ce moment je n'ai pas envie d'écrire.

Je ne veux pas sacraliser l'acte de l'écriture, ce qui est bête en soi, mais parfois je prends un cahier. Cahier soigneusement rangé dans des tiroires, avec ses frères...C'est le soir en général que je m'installe, dans mon lit, j'écris des phrases stupides.Je m'endors.Je voudrais vivre dans un monde bleuté.

Mais, j'ai l'angoisse de n'avoir rien à dire. Mais c'est la réalité. Pas d'émois. Pas de sauts dans le vide, même pas de désespoir narcissique. J'ai du mal à concentrer mes idées, ma volonté. Je marche parfois sur du verre comme au bon vieux temps. Parfois aussi je suis pris de vertige, d'une timidité maladive qui m'empêche de bien fonctionner.

Le quotidien est affreux. Il a une sale gueule. Je déteste les matins titubant et les journées vertes d'écoeurement.

J'ai envie d'écrire. J'ai envie de composer des morceaux. Piètre musicien, quelques accords à peine esquissés. Une voix qui se confond entre fausseté et trouble. Impossible à concilier. J'ai besoin de m'exprimer pourtant. J'aurais voulu être musicien, je ne suis qu'un faiseur de bruits cocasses.J'aurais voulu être écrivain, je ne suis qu'un barbouilleur d'école. A quoi je sers? En quoi suis-je bon?

Je suis une personne moyenne, j'ai des désirs moyens, je vis dans une ville moyenne, je ne suis ni heureux ni dépressif, je suis moyen. Moyen physiquement, paniqué par les moqueries (qui remontent au collège) et encouragé par quelques compliments. L'avantage quand on est moyen physiquement c'est qu'on peut se laisser aller un jour, et afficher un visage moche et un visage un peu plus bien le jour suivant.

Je perçois beaucoup de personnes jolies.Je complexe. Je tombe parfois en arrêt devant la beauté brute d'un garçon qui se dévoile sur ma route. J'ose à peine le dévisager. Je l'inspecte comme un enfant qui a envie de comettre une bêtise. Les yeux. Ses yeux sont parfois d'une pureté masculine emplies de désir, de jouissance incarnée, que j'en défaille. Malheureusement, ses effusions soudaines meurent en deux secondes et demi, avant que je ne soupire d'ennui, de désillusion.

Je commence à me faire chier tout seul. Je me connais, je connais tous les recoins de ma peau étrange, mes troubles, mes défauts, mes tics, ma façon de tourner le monde idiotement. Je ne me déteste pas, mais j'éprouve un sentiment de lassitude envers moi-même. J'aimerais connaître quelqu'un. Simplement pour avoir la sensation divine de savoir qu'il existe des personnes exempt de toute fadeur.
par Carbone Kid publié dans : Diario
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Vendredi 28 mars 2008
Je m'asseois sur l'une des tables de la bibliothèque. J'ai du temps devant moi. Une heure environ. Je ne suis pas pressé, je lis un bouquin. Kafka. A première vue le livre ne m'emballe pas. J'observe le passage de quelques étudiants. Finalement trop distrait pour poursuivre ma lecture, je prends une feuille.

J'aime les feuilles à carreaux. Ecole, lycée, fac. Des mots écrits en vitesse. Je ne sais pas trop quoi écrire. Mais j'ai envie d'écrire. J'écris des phrases. Mauvais. C'est franchement mauvais. Seules de petites phrases courtes résonnent en moi et je dois absolument les écrire.

J'ai une idée de nouvelle. Je voudrais écrire quelque chose sur un taudis. Un lieu clos. Un placard ou une salle militaire opaque totalement plongée dans l'obscurité. Puis deux hommes. Inconnus. Ils parlent peu. Ils ont peur de se parler. Ils s'évitent, restent dans leur coin. A un moment précis l'un des deux hommes prend la parole. Le dialogue s'instaure peu à peu. Mutisme. Timidité, crainte. Attirance réciproque palpable. Ils parlent mais refusent de parler véritablement. Ils omettent, occultent, et s'évitent. Ils veulent parler.

Ils aprennent le langage du toucher. Ils ne se sont jamais vus. Ils ne savent pas à quoi ressemble l'autre. Ils vont finir par se toucher, rapidement, s'effleurer, se caresser pour connaître le visage de l'autre.

Ces longues caresses au visage. Simplement. Ils n'auraient pas du (ils auraient du?). Ils multiplient les occasions de se toucher, de se frôler dans le noir. Ils respirent fort. Parlent peu. Evoquent la possibilité d'une fuite. Cela les obsède. Fuir. Opérer une mission pour sortir de là. Puis peu à peu, ils reculent l'échéance. Ils discutent entre eux. Ils se comprennent. Ils ont envie l'un de l'autre.

Chaque jour est un doux malheur, une étrange croisée. Entre murmures, chants ténus, mains délicates.

Voilà sur quoi j'aimerais travailler.
par Carbone Kid publié dans : L'écrivoir
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Jeudi 13 mars 2008
Entre ce qui est su et ce qui est à apprendre.

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma mère. Et ce jour est un jour d'une sobriété extrême. Rien, un peu de vent, du gris étalé dans le ciel, même pas de pluie.

Ce soir, remise des cadeaux. Hier je suis allé, après les cours, chercher un bouquin dans les rayons de Brunet. J'y ai trouvé un livre appelé, si ma mémoire est bonne "La montagne volante".

Je suppose que mon frère et surtout mon père n'auront rien acheté.

Avant-hier j'ai eu une drôle de sensation.

Je conduisais, il faisait un soleil étrange, c'est à dire que la lumière ne se diffusait ni en face ni dans le dos, mais sur le côté. Cela m'a gêné. Je me sentais bien. J'avais l'impression d'être un point. Un miniscule point dans un méli-mélo d'accidents et de bitume. Je devais ressembler à un personnage infime, comme pouvaient l'être les maisons d'une vue d'avion (d'ailleurs, les incessants ballets de voiture, dans l'avion de retour de Laponie, ressemblaient à des fourmis biomécaniques). Alors, je me suis senti encore mieux. Rien ne pouvait me toucher, ni m'avaler. J'étais comme débordant d'incommestibilité. J'étais en vie dans une bagnole cahotante. Mes conneries, mes envies, mes quelques sentiments n'avaient aucune importance. Rien. Aucune buée, aucune sueur dans mon coeur. J'étais dans un état de sérenité intense.

Même chose lorsqu'une bourrasque de vent me faisait avancer. Je pouvais marcher sans faire l'usage de mes jambes. En gros, j'étais invincible.

Ce soir, pépiements légers avec ma mère. Fatigue qui étourdit, monstre râleur.

Je me rappelle avec émoi cette année de prépa, où j'accompagnais mes futiles rêves (déséquilibrés) de Charles, ce garçon obsédant. Rien à me raccrocher aujourd'hui, des bouts de peaux, tout au plus.

Une fois de plus, je m'endors sans avoir vécu.
par Carbone Kid publié dans : Diario
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