Mardi 30 juin 2009
Aveus, détournement, plaisirs.

Il faut me rendre à l'évidence, mon sujet si sérieux de Master fait un peu mauvaise figure. Il est beau, mais reste un étage en dessous.

J'ai dit à Pierre que j'allais mal, que je voulais prendre des médicaments. Il a eu l'air surpris. Il m'a demandé la raison du mal-être. Je n'ai pas pu lui expliquer. Pas vraiment la vérité.

Des atomes jeunes sous nos épaules.

Puis, hier soir, en voiture, je lui ai dit que finalement je ne prendrai pas de ces médicaments qui vous font perdre toute lucidité. J'ai besoin de voir, de discerner, toujours.

Il faisait un temps chaud hier, cuirassée, lourd, défiant. Pourtant j'étais là. Devant un bois que je connais au fond assez mal. C'est celui de mon enfance, vieux souvenirs boisés, mais pas hantés.

Problème j'arrive trop tôt. Je sors et fais semblant de me promener. Je croise un homme qui me regarde en passant. Il a l'air de déambuler étrangement, revient, repart. Je le croise une deuxième fois. Cette fois ci je baisse les yeux.

La chaleur oppose les roulis à la sueur, dans mon coeur.
(facile...trop facile...)

Je finis par rentrer dans l'auto. Il me regarde encore un peu. Puis mon portable sonne, c'est lui. Je lui dis qu'il y'a trop de monde sur le parking.

Il se gare, et vient directemment frapper à ma vitre. On se dit bonjour en souriant. Il décide de m'emmener plus loin. Je monte donc dans sa voiture.

Quand j'y repense, ma mort factice mais bien réelle, m'a touché. Plus que je ne me l'imaginais. Je ne suis pas encore un atèle dans les accents circonflexes, ronds, et lisses.

Ce soir, je vais voir Julien. Il sera encore attirant. Si beau. Mon frère est à cent lieues de penser que je désire son meilleur ami.

Une fois arrivé sur une place perdue, en pleine campagne, on s'embrasse et se caresse. J'ai l'impression qu'il cherche à me dévorer, tant il mord mon oreille.
Cela dure plus longtemps que la première rencontre. Je suis plus excité. Je prends plus de plaisir. Pourtant tout reste si au dessus des éléments, de l'eau, des permissions, des mains folles. Sa bouche semble pouvoir tout avaler.

L'air est sec. Un canif semblable aux autres jours.

Je suis toujours en contact avec un mec. Il veut me rencontrer, il dit avoir des sentiments. Je suis un peu perdu. Je n'ose pas lui raconter mes rencontres avec un homme.

Le processus d'écriture n'a pas lieu. Je crois deviner, il viendra mais beaucoup plus tard.

Ce "plus tard" englobe des aspérités en fait bien connues. Claudio, par exemple. Il me suffirait d'un rien, pour que je retrace de la main ses yeux bleus, sa barbe naissante, son front dur, sa voix qui oscille entre grave mal assuré, paupières fermées.

Je suis toujours debout, malgré tout. Je resterai debout toujours.


Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 27 juin 2009
Hier ce fut une journée rude. Sans aucune raison apparente. Actes inexpliqués. Absurdes. Hier j'ai revu Claudio aussi sans le voir, ni le vouloir même, non au contraire.

Bien au contraire je suis allé rendre des bouquins et en prendre de nouveaux. Une anthologie de poésie espagnole, des contes hispano-américains, un bouquin et un ouvrage sur la Bible. J'en ai besoin. J'ai vagabondé silencieusement dans une atmosphère brumeuse d'été.

La bibliothèque presque entièrement vide. Quelques étudiants, à peine. Je suis allé m'installer en bas, sur une table de quatre, pas loin d'un étrange personnage. Le genre de garçon rivé à son livre, comme avalé par les pages, immobile, sans sourire, ni mimique. J'ai lu. J'avais un peu chaud. J'ai entendu des gens derrière. Un temps. Un instant. Puis ils sont passés et par réflexe j'ai regardé. C'était eux. C'était lui. C'était Claudio. Je n'ai même pas regardé, à peine, je n'avais plus envie.

Hier je n'avais plus envie. J'ai renoué avec un garçon sur Msn. On a rigolé, on a allumé la cam pour discuter. Je m'entends bien finalement avec lui. Il me trouve beau. Je trouve ça idiot.

Hier je n'avais plus envie. Je cherchais une ombre dans l'immense dépotoir. Une fresque glissante pour m'y mouvoir plus à l'aise, comme dans l'eau, barbotter à la surface, avec des pissenlits.

Je pense que je vais voir mon médecin pour qu'il me prescrive quelque chose, je ne sais pas, des petites gélules qui font que ça va mieux.

Je crains la solitude maintenant. Pas la solitude inerte, non, celle où l'on se retrouve seul avec ses idées rampantes, serpentaires malins, brusques.
Que ferais-je face à eux?

Hier dans l'auto, en conduisant mon frère, je lui ai dis que j'étais préocuppé, par des soucis autre que mon Master, mon Capes, et je n'ai pas réussi à en dire plus. Je ne veux pas lui donner trop de souci, il passe son permis la semaine prochaine.

J'ai trouvé Des plumes dans la tête de Sylvain Chauveau et j'aime bien. Parfait pour écrire. Rien de bien joyeux. C'est seul, c'est ondulant, c'est si fragile, ces notes de piano qui volent à peine au dessus du sol.

Maintenant, je sais que je vais devoir encore trouver de la force, j'en ai, pour continuer, pour vaincre le serpent blanc qui vient me détourner, chaque jour avec toujours plus d'entêtement.

Je ne le laisserai pas venir.

Hier la pluie est tombée, folle, ahurie peut être même d'être là partout, sur les herbes, riant dans les trottoirs, un peu éméchée, probablement.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 24 juin 2009
Je ne sais pas d'où je reviens.

C'était hier, je crois. J'ai failli mourir. Mourir. Idiotement. Aucune connerie de ma part, non. Une asphyxie rapide. J'ai eu peur de mourir, vraiment.

J'ai cru que j'allais mourir, asphyxié. C'était en gros la fin, pendant des secondes interminables. Toute cette connerie de vie, d'échecs, de boules blanches, tout ça, fini. Il m'a semblé que j'ai supplié. Mais j'étais seul. Absolumment seul. Tout seul, j'ai failli mourir.

Je crois avoir songé "ben voilà tu voulais crever, ben voilà tu l'as ta mort, aussi stupide, stupide, soit-elle". Oui, j'allais crever. J'ai su que j'allais mourir. Etouffé. Loin. Dehors en plein champ. Trop loin des maisons. Ne pouvant crier pour que l'on m'aide.

J'ai su retrouver le souffle miraculeusement. Je ne sais pas comment.

Dans les oreilles, j'écoutais un morceau dont les paroles peuvent se traduire par "je ne suis pas mort, il n'y a pas de fin". Quelle ironie. Quelle mortelle ironie.

Non mais j'étais en train de crever. Dénué. Et je ne suis pas mort. Non, pas mort. Vivant. Pourquoi? Pourquoi ne me suis je pas effondré?

Est-ce cela le hasard?

Quelle étrange sensation de ressentir et dans l'heure précédente être à deux doigts de terminer.

Je me sens stupide.

Je ne sais pas à quoi je sers au fond. Je ne voulais pas mourir alors j'ai couru sans souffle. Pour vivre.

Je ne veux pas revivre cela, du moins pas de cette manière. Leur connerie de bien être près de la mort, c'est n'importe quoi. J'avais mal, j'étouffais, j'aurais pu pleurer.

Il faisait si beau en plus.

Je suis un placide désequilibré.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 22 juin 2009
Je profite de la fraîcheur du jour.

C'était la fin pour mes jeunes élèves. J'ai décidé de jouer un peu avec Eymeric. On a fait un pendu. Mais un pendu sur ces cours d'histoire. On a bien rigolé.

Je vois mon jeune de première mercredi pour un petit debriefing sur son bac français.

J'ai repris contact avec une ancienne amie.

Bien cru faire mon Coming-out à mon petit frère. Mais, j'ai été un peu lâche...pourtant il m'a lâché une grosse confidence sur l'une de ses coucheries.
J'aurais bien voulu lui dire, que moi, les filles ça me faisait pas grand chose. Je préfère également garder pour moi ce que je pense de certains hommes, de mes fantasmes etc

J'écris de manière assez négligée. Rien de régulier, rien de précis. Juste une détente. Un peu souillon, brouillon.

J'ai accepté de voir un homme se masturber via la webcam, comme ça, par amusement et excitation. D'ici à ce que j'aille le rejoindre pour plus de réel, il n'y a qu'un pas.
Je ne sais pas trop ce qui advient de cela, mais j'en retire un plaisir incroyable. Et au fond, ça ne me dérange plus tant que ça.

Ma guitare m'a accompagné ces derniers jours. En instrumental et aujourd'hui via des petits morceaux. Genre des accords plaqués sur des textes de Placebo, Xiu Xiu. Je me suis enregistré et j'ai apprécié modifier ma voix, pour rire. C'est amusant, ça détend.

Ce matin en courrant, j'ai ressenti des odeurs. De vraies odeurs de terre, de fumée lointaine, de fleurs jeunes. C'était bon. C'était hier également, je croise une fois un homme, je lui dis bonjour. Puis, je le croise à nouveau et il me fait un sourire très long....cela m'a surpris et gêné.
C'était un beau sourire mais à la durée suspecte. Dommage de ne pas lui avoir renvoyé ce beau sourire, il était assez charmant, la peau mate, un grand brun. Qui sait, je le croiserais peut être encore...

Maintenant, les heures m'aspergent de leur liquide doux.

J'avale des groseilles, et j'étend les bras, dans un champ surélevé, encore plus haut, famine douce.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009
Bonne nuit de sommeil depuis un bon moment.

Gaëlle retombe dans sa déprime généralisée. On ne va plus la revoir. L'anniversaire fut assez bien. Je dirais que la langueur verte est venue nous atteindre.

L'été s'installe avec ses coudes, nonchalants. Tout change.

Exit les aventures de Msn avec ce garçon décidément bien compliqué (il a affaire à un garçon-bambou tout aussi irréel).

J'ai discuté avec Dorothée. J'étais à la fac. J'ai pris encore des bouquins, sur le désenchentement du monde, et un livre pris presque au hasard. J'aime dénicher des livres. Des compères qui poussent sur une peau lisse. Je les attrape, les touche, et feuillette avant de les engloutir dans mon sac.

Installé sur un banc, en plein soleil tappant, avec une canette, presque débrayé dans mes manières. Dorothée est venue me parler de son oral. Je lui ai parlé. Ma voix ensommeillée toujours. J'étais seul au soleil. Net et sans rature déviante. Neuf mais propre. Ou mal fagotté. Ou dans un précipice nouveau.
Dorothée m'a demandé du feu. Pas de feu, non aucun feu, je ne fume pas.

J'ai aperçu tout à l'heure un jeune couple dans l'herbe. La fille sur le garçon. Il y avait aussi ce jeune garçon, grand, avec une cigarette. Mince. Effilé. Framboise. Sec. Ses yeux de brindilles. J'ai eu envie de lui. De quelque chose, encore.

Dorothée m'a donc parlé. Bas. Je l'ai écouté, bas. Et le soleil tirait sur les nuages, à vue. Excellente position pour cibler. Dorothée je l'aime bien. On discute. A aucun moment ou presque je n'ai pensé à Claudio. Pourtant son ami était là. Comme livide ou jeune dans sa mélancolie. Anormale? Juste le temps de prendre les bouquins, et de retourner m'asseoir plus loin, en bas.

Quelques gouttes de sueur rivalisaient le long de ma nuque, alors je suis sorti.

J'avais besoin de me mouiller. De prendre l'eau. La forte odeur d'urine m'a dégoûté et a rajouté à l'étrange sensation. Envie de me débarbouiller. Le visage. Les lèvres. Les mains.

Dorothée parlait et je ne l'écoutais plus trop.

Lorsque ma mère est partie, je me suis regardé dans la glace. J'ai laissé quelques épis de barbe pousser, des vers, non, des pénibles enfants sur mon visage. J'ai pensé relever mon pantalon pour laisser apparaître mes jambes un peu plus velues.
Puis j'ai renoncé.
Quelle forme alerte m'a saisit? Pétunia.

J'ai hésité entre la chemise ou un t-shirt. J'ai finalement opté pour le t-shirt. Déjà je recevais trois textos du monsieur. Prendre l'auto et se rejoindre au parking du MacDo.

L'ami de Claudio avait changé. Dans ma tête? Sans ses traits de petit vautour. A quatre pattes. Non. Il était là, triste ou las. Sa beauté non recrée avait du charme. Il est devenu invisible un instant. Paupières. Moisson fraîche. J'aurais pu dégainer ma question unique, récréative : mais où est Claudio?

Dorothée ne me lâchait pas. Elle a voulu aller prendre un repas à deux. Refus. Pas envie.

Quand je suis arrivé, j'étais différent. Pas vraiment. Noué mais suspect. Prendre de l'eau. Mes mains. Personne, seulement deux filles.

Il fallait bien dépenser son énergie.

Je suis arrivé au parking. Je l'ai vu. Il était là. J'ai pris mon portable pour lui confirmer ma venue. J'ai alors décidé de le rejoindre directement.
Voiture agréable. Premier contact.
Il me sourit, semble en nage. Pas vraiment. Beaucoup plus âgé que moi. Je suis moyennement excité. Un peu. On parle. Il me reconnaît. Oui, c'est moi, sur le site...

Ce soir, en rentrant, je n'ai rien vu de particulier, ni même d'étranger dans le soleil craquelant. D'habitude l'haleine du jour vient se poser sur moi.

J'ai laissé Dorothée s'éloigner. Ou je suis parti. J'ai croisé un garçon en chemise blanche, le teint mat, très fort. Mes yeux ont vrillé. Il s'en est rendu compte.

Cette sueur.

J'ai décidé de lui indiquer un chemin. Un lieu tranquile. Cela m'a excité. Pendant qu'il me caressait l'entrejambe, je faisais de même, avec un plaisir lointain.

Il fallait trouver un coin isolé.

Il faisait chaud. La brume était inerte. Le voyage court. Sa chemise bleue. Son accent prononcé. J'ai eu l'idée de l'endroit. Un parc.

Pas de Claudio. Qui est-il vraiment? Une peinture dominante courbée, volatile. Ventilateur sommaire.

Peu de conversation de ma part. On croise un promeneur. On finit par se caresser, s'embrasser, plus vite, et plus fort. Je commence à apprécier.

J'ai pris de l'eau et me suis regardé dans la glace. Stupide.

Dorothée m'a parlé mais ses bruits faisaient de la grêle.

Il m'a embrassé, m'a caressé. Je l'ai embrassé dans le cou. J'ai ouvert sa chemise. Quelques poils. Une chaîne, une croix. Alors ma langue a fourché sur ses bois noirs et gris.

La chaleur et le tiède des pressentiments.

Claudio a disparu dans un mont de neige vécu.

Cet homme a pataugé pour se défaire de mes griffes. Il répétait sans cesse "Juju c'est bon". Dans un autre contexte j'aurais trouvé cela comique. Le lierre dévore toujours les tiges voisines.

J'ai éprouvé du plaisir. L'amener. L'aguicher un peu, voir beaucoup. Se caresser. Me soustraire un instant à son désir. Organe chaud, foncé, illisible dans mes péntitences, très chaud, battant de poussière, de listes non retenues.

Une fois terminé il m'a raccompagné. On a un peu discuté.

J'ai aidé Eyemeric en maths. Il n'a pas besoin de moi. Je suis un poids inconstant. J'ai bu le diabolo. Quelques gâteaux. Révision du vocabulaire anglais.
J'ai regardé son agenda. Il avait l'air joyeux et un peu paresseux.

J'ai planté Dorothée un peu.

L'ami de Claudio a le regard un peu triste, juste faiblissant, peut être. Le siège vide. L'épine dorsale atteinte.

Son énorme organe transpirant, chuchotant. Je ne discernais plus la nuque. Nous étions un peu surélevés, assez bien cachés, malgré nos gémissements. Je n'aime pas gémir, je préfère respirer bruyamment dans la fausse perte des migraines rapides.
Il m'a demandé ensuite de quelles originnes je venais. Un peu raconté. Juste le nécessaire, le brut. Il m'a déposé au parking. Il m'a parlé de ses attirances pour les jeunes garçons. Mes attirances pour les hommes plus âgés.

L'autre jour j'ai joué de la guitare. J'ai essayé de chanter. J'ai rêvé d'un garçon, en t-shirt blanc.

J'avais encore le goût dans la bouche de sa propre salive. Je devais faire passer cette impression dans le lavabo. Eau fraîche. Mains à laver.

Ses yeux sont bleus, chemise bleue. Il est reparti dans sa voiture. Pressé. Rapide.

Tout à l'heure m'excitant seul dans une rêverie brumeuse, de coquelicots terrassés par les bombes, j'entendais encore sa voix rauque, pâle, me demandant de le sucer.

Je ne suis pas très bon en maths, mais je peux aider pour calculer le volume d'un cube.

Claudio est mort.

Je rentre et je regarde le jour défiler.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009

U

Cette année est décidément bien étrange.

Tout semble m'échapper peu à peu. Pourtant, je saisis quelques diamants vifs dans ma bouche, pour les jours consécutifs.

J'ai revu JB. Encore un après-midi agréable.

Gaëlle va me quitter. Une amie proche, elle part s'installer à Paris l'année prochaine, à la rentrée. C'est un changement dans notre cercle.
Que va-t-il se passer?

Hier je me baladais encore à la BU très loin de Claudio. Je suis arrivé en même temps que lui. Heureusement j'étais décontracté, car je ne l'ai pas vu dès le début.
Il était avec une amie.

Une fille est venue discuter avec moi.

Partage sans règne des lamproies.

J'ai observé quelques garçons et je suis parti ensuite.

Demain ou après-demain je vais rencontrer quelqu'un rencontré sur le net. Je ne sais pas trop ce qui va se passer. On verra.
Il me semble que quelques glaïeuls errent dans mon cerveau.
C'est un homme.

Je ne peux pas écrire pour l'instant. Certains choses sont enceintes. Des menaces, des bruits, des chuchotements involontaires, des fausses citrouilles, je dois être prudent...dans le même temps je m'expose, silencieusement, au clair d'une lune aphone, spongieuse.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 15 juin 2009
Quelques jours rapides, beaucoup trop rapides.

Je ne perds pas le cap.

Jamais. Je me suis pris le chou avec un mec sur le net. Se rencontrer? Pas se rencontrer? Je ne sais plus. Je le trouvais adorable mais décidément trop grincheux, comme moi. On a fonctionné comme des repoussoirs, ça ne pouvait forcément pas marcher.

J'ai aussi discuté avec le mec des galeries marchandes, que j'avais aperçu lors de notre après-midi. Charmant. Mais vu le niveau intellectuel de notre discussion...je n'attends rien non plus.

Perte des paupières, veuve noire fière.

Citron noir, vraiment.

Je suis resté scotché comme un goudron sur le net. Mauvaises choses. Vraiment pas bon. Discussion avec un garçon gentil mais qui cachait bien son jeu.
Du naturel, gentilesse à la sympathie, après avoir mis ma photo, il me demande si on a déjà fais un plan cam ensemble...

En ce moment je ne contrôle plus rien. Je me disperse. Je pourrais franchir certaines limites, d'autres ont été déjà franchi. Je ne me reconnais plus parfois.

J'ai aussi moins envie de raconter ma vie. Je ne sais pas pourquoi.

Faire mon CO au frère est toujours envisageable.

J'ai l'impression de plus être le "Sandoval" du tout début de ce blog, c'est incroyable. Pourtant beaucoup de choses sont restées semblables. Le changement, je le sens, indicible, puissant, vif.

Je ne suis plus fatigué. Au contraire, je bourdonne. Je pourrais avaler toutes les substances de la planète aujourd'hui.

Tout passe si vite. Processus d'écriture mi-enclenché.

Je sens que des choses vont se produire mais je ne vois encore rien venir.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 12 juin 2009
J'ai décidé de faire un peu de ménage dans tout ça.

Je suis retourné à la BU pour acheter des bouquins. Envie de changer, car mon mémoire me fout le cafard. Je préfère prendre des livres au hasard, je ne sais pas à l'avance et me lancer dedans. J'en ai commencé un hier, très prenant, amusant, et déroutant.

Bien que dans mes idées sournoises je me dirige vers la BU pour y croiser ce garçon décidémment hypnotique (quoiqu'avec le temps....) j'avais réellement envie de me diriger vers de nouvelles lectures.

Il était là, et en ignorances convenues je ne lui ai pas adressé le moindre regard, la gêne évidemment, et un sentiment semblable à la neige que l'on se débarasse dans les cheveux.

Entre temps j'ai fais la connaissance avec un garçon rencontré sur le net. Echanges brefs. Le tout a terminé en pugilat. Je dois dire que j'ai probablement un sale caractère mais la personne en face en avait aussi.
Je reçois donc quelques messages haineux de sa part.

Je recommence à écrire. C'est pas encore sûr et bien peu assuré, mais ça vient doucement.

Je suis heureux. Heureux car quelque chose s'est confirmé : ma meilleure amie d'enfance est bien lesbienne. Quand j'y repense, cela m'amuse. Nous étions les meilleurs amis du monde. La vie allant elle préfère les filles, et je préfère les garçons.
On pensait se marier et avoir des enfants. Je vais essayer de la recontacter. Elle est allé à la Gay Pride de Lille. J'ai même remarqué, sur l'une des photos, une ancienne connaissance de prépa.

Tous les jours sont plus ou moins difficiles. Je résiste. Mais comment? Je n'en sais rien. Parfois je suis abattu, défaillant, puis après je me ressaisis, plus fort et plus endurant.

J'ai toujours été différent. Différent du pays dans lequel je vis, différent. Mais parfois, je me prends à rêver : je ne suis qu'une seule personne parmi tant d'autres, mais bien différentes.

Le monde et les médias m'amusent. Je ne me reconnais pas avec l'esprit actuel. Des choses convenues, faciles, factices, faussement complaisantes.
Et ces émissions snobs, crachant la modernité bleue avec bien peu de consistance.

Je reste parfois, au soleil, dehors, pour ressentir.

Dans ces moments, la Nature vient m'envelopper. Je ne sais pas ce qui se passe. Mais tout est si grand. Si profond.

Je peux aussi paresser en songeant à des idées absurdes.

Les codes, parfois je passe dedans sans m'en rendre compte. J'aspire à autre chose. Cet autre chose ne possède pas de nom, mais je le sens, vivant, dans mon ventre, il arrive, se produit, déchire, et résiste à tout.

C'est ce qui me tient en vie.

Je ne veux pas refuser cette absurdité si belle.

Je dois écrire et ressentir.

Et toutes les rues, les parages, tous les Laurent et les Claudio de l'univers baignent dans une onde indécente.

J'ai parfois l'impression de n'être compris de personne.

"Mais personne ne m'écoutera...."

Au fond, est-ce si grave?

Je vais encore me transformer, le cuivre dans les yeux, les ailes chargées d'éléctricité.

Je vais devenir un être nouveau, mangé, dévoré par moi-même, traversant la terre, pour toucher tes mains, renaître sans le vouloir.

C'est pour ça que je ne suis pas mort.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 juin 2009
11h09 du matin.

Pas de réelle envie. Je viens de très loin de je ne sais plus trop où. Dans les circuits électriques de mon corps, des facteurs d'embryon pollen, je ne suis plus grand chose.

Pierre, passé l'averse.

Tant de jours, de mois et d'années à espérer un changement. Pour rien. Rien. RIEN.

Le flux sanguin ne mérite pas de s'ébrouer.

Je vais faire un choix.

11h11 du matin (ou l'angine des premiers jours).

Je ne suis rien. Pas hétéro. Pas même homo car je ne comprends rien aux codes des homos. Que suis-je? Même pas bi.

Je ne suis rien. RIEN. rien, rien, rien, rien.

Ce vide anthracite. Cette guerre de guêpes mêlées.

Je ne sais plus qui je suis et je n'aurais jamais su qui j'étais. Une pulsion fâcheuse me poussera peut être à me buter, ça serait embêtant.

Heureusement. Heureusement que je crois aux ondes cachées. Ces vitres où le corps sale vient s'alourdir, avec le poids des années.

J'arrête ce blog. Je n'écris plus. N'écris plus et meurs.

Fini.

11h14.

Je vais poursuivre mon blog de poésie. Car je ne peux plus vivre, VIVRE dans ce monde.

Je vais retourner à mes cahiers, mes notes, mes brindilles et mes oiseaux de nuit coureur. C'est à eux que je vais me tourner.

L'absurdité de cette vie.

Il faut que je cherche très loin dans le magma. Les couches inférieures. Je redeviens l'eau qui frissonne, avant le bégaiement, l'errance nue.

11h18.



Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009
Le temps cogne vite en ce moment.

Je n'ai pas revu le garçon peut être homo de la soirée de la dernière fois. Je suis allé voir sur FB, en fait, il m'a l'air hétéro. Tant pis. Ca ne sera pas la première fois.

Il est temps de me remettre au boulot. Mercredi j'assiste à la soutenance orale de Gaëlle. Je pense que cela me stressera à bosser.

J'ai fais la route jusqu'à douai aujourd'hui. J'étais assez bien. De la bonne musique dans les oreilles.  Je me suis senti mieux ces derniers jours, comme plus mouvant, plus fluide sans que je ne puisse me l'expliquer.

Des mouvements se font sentir. Il est fort probable que Claudio disparaisse de mon esprit. Même s'il m'obsède toujours je garde une distance nouvelle.
Evidemment, s'il venait me voir je crois que mon trouble reviendrait à la charge. Mais, il est temps de passer vraiment à autre chose.

J'ai très envie de faire des coming-out sans que je ne sache pourquoi. Quand je vois le chemin parcouru, en fait je me rends compte de certaines avancées.

Il fut un temps lointain où je faisais tout pour ne pas regarder un garçon dans la rue. D'une manière discrète pour que personne ne le remarque.
Maintenant j'ai tendance à les regarder, ces garçons.

Je cesse aussi de m'apitoyer sur mon sort. Je relativise, et certains maux bien réels peuvent être allégés.

L'écriture n'est pas encore revenue mais au fond je m'en fiche. Je viens de créer un blog de poésie libre, on verra ce que ça donne.

Ce blog compte beaucoup maintenant.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Profil

  • : Sandoval
  • carbone-sphere
  • : Homme
  • : 02/06/1985
  • : Arras
  • : Etudiant en lettres modernes...
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus