Vendredi 11 décembre 2009
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11:37
J'ai trouvé, en courant ce matin, que le bleu du ciel formait de petites pierres sur le chemin de terre. De jolies pierres bleus timides, perdues et évidentes. Elles étaient là. Le monde autour
était serein.
J'étais serein.
Je continue d'écrire, c'est toujours un plaisir de se confronter à ses propres désirs, erreurs...
Mais ça n'est pas forcément bon.
J'ai l'impression que ma mère s'inquiète pour moi. Elle me demande de m'ouvrir aux autres et de faire des choses.
Je vais bien, vraiment. Disons simplement que je suis sous un faisceau, parfois je suis heureux, je ris, j'ai envie de sortir, de tomber amoureux d'un inconnu, je me sens bien, et d'autres jours je porte toute la misère du monde sur mes cervicales.
Contrairement à l'année dernière aucun garçon n'est venu chatouiller mon désir d'aimer. Pas de coeur qui bat donc, ni qui s'accélère pour un garçon particulier.
Cela me manque un peu. Les attentes pour épier un garçon et le chercher dans son esprit toute la nuit.
Je m'y fais.
J'ai toujours une interrogation qui me revient en tête : peut-on s'intéresser à moi?
Je n'ai pas grand chose d'extraordinaire, je n'ai rien de spécial...
Rien de particulier.
Hier j'ai eu envie de peindre. Je ne sais pas pourquoi. On a parlé de peinture en cours et cela m'a allumé. Pourtant la peinture me semble encore une masse informe si éloignée de moi.
On parlait des nuances du noir.
Il n'est pas impossible que je m'y essaie, même si cela peut tenir du comique techniquement parlant.
Je n'ai pas de désir de représentation de lieux ou d'endroits, non juste la couleur, une matière, une sensation, cette même sensation universelle qui appuie sur moi parfois. Ce léger coup de grisou sur la perception du monde.
Je crois que ma mère s'inquiète que je sois seul sentimentalement parlant. C'est pas faute d'en avoir envie, mais est-ce que je peux raisonnablement ammener un garçon à la maison? Non.
Donc pas de garçon, pas d'amourettes.
Bien sûr tous les enfants et fils de ses amies emménagent avec leur copain, leur "chéri" alors forcément elle se demande pourquoi pas moi.
Quand je vois des jeunes couples avec un enfant, je me dis que je suis dans une autre réalité qu'eux!
Je me sens encore ado, un gamin de 16ans qui ne comprend rien à l'amour, qui est trop timide et incapable de draguer de séduire, c'est parfois très déstabilisant.
J'ai encore l'esprit "jeune", une forme de naïveté incroyable. Le monde n'est pas bleu et les pierres dans les chemins de terre sont celles des rêveurs.
Je dois être trop rêveur.
Mais pour rien au monde, je ne laisserais s'envoler ces grains de folie de ma cervelle. C'est pour cela que j'écris sans cesse, pour faire échapper l'absurde des jours, des heures silencieuses, des hurlements attablés sur mes genoux.
J'ai envie d'arrêter ces putains d'étude.
J'ai envie de sortir et de me jeter sous un train, d'aimer.
J'aimerais rencontrer un garçon qui soit fou de moi (j'en ai marre d'être à la place inverse).
C'est bientôt Noël et c'est pas plus mal. Je suis heureux. Mon frère va bien, il n'a pas les mêmes soucis.
Parfois je m'en fiche, j'oublie, ma tête semble se détacher doucement et rouler, elle ressemble à une boule de billard!
Il n'empêche en courant, j'aperçois toujours ces détails de l'univers.
J'aimerais les partager, en parler à quelqu'un, mais qui aurait envie de parler des brindilles, du souffle du vent, des arbres qui respirent ou des infra-sons? Qui?
J'étais serein.
Je continue d'écrire, c'est toujours un plaisir de se confronter à ses propres désirs, erreurs...
Mais ça n'est pas forcément bon.
J'ai l'impression que ma mère s'inquiète pour moi. Elle me demande de m'ouvrir aux autres et de faire des choses.
Je vais bien, vraiment. Disons simplement que je suis sous un faisceau, parfois je suis heureux, je ris, j'ai envie de sortir, de tomber amoureux d'un inconnu, je me sens bien, et d'autres jours je porte toute la misère du monde sur mes cervicales.
Contrairement à l'année dernière aucun garçon n'est venu chatouiller mon désir d'aimer. Pas de coeur qui bat donc, ni qui s'accélère pour un garçon particulier.
Cela me manque un peu. Les attentes pour épier un garçon et le chercher dans son esprit toute la nuit.
Je m'y fais.
J'ai toujours une interrogation qui me revient en tête : peut-on s'intéresser à moi?
Je n'ai pas grand chose d'extraordinaire, je n'ai rien de spécial...
Rien de particulier.
Hier j'ai eu envie de peindre. Je ne sais pas pourquoi. On a parlé de peinture en cours et cela m'a allumé. Pourtant la peinture me semble encore une masse informe si éloignée de moi.
On parlait des nuances du noir.
Il n'est pas impossible que je m'y essaie, même si cela peut tenir du comique techniquement parlant.
Je n'ai pas de désir de représentation de lieux ou d'endroits, non juste la couleur, une matière, une sensation, cette même sensation universelle qui appuie sur moi parfois. Ce léger coup de grisou sur la perception du monde.
Je crois que ma mère s'inquiète que je sois seul sentimentalement parlant. C'est pas faute d'en avoir envie, mais est-ce que je peux raisonnablement ammener un garçon à la maison? Non.
Donc pas de garçon, pas d'amourettes.
Bien sûr tous les enfants et fils de ses amies emménagent avec leur copain, leur "chéri" alors forcément elle se demande pourquoi pas moi.
Quand je vois des jeunes couples avec un enfant, je me dis que je suis dans une autre réalité qu'eux!
Je me sens encore ado, un gamin de 16ans qui ne comprend rien à l'amour, qui est trop timide et incapable de draguer de séduire, c'est parfois très déstabilisant.
J'ai encore l'esprit "jeune", une forme de naïveté incroyable. Le monde n'est pas bleu et les pierres dans les chemins de terre sont celles des rêveurs.
Je dois être trop rêveur.
Mais pour rien au monde, je ne laisserais s'envoler ces grains de folie de ma cervelle. C'est pour cela que j'écris sans cesse, pour faire échapper l'absurde des jours, des heures silencieuses, des hurlements attablés sur mes genoux.
J'ai envie d'arrêter ces putains d'étude.
J'ai envie de sortir et de me jeter sous un train, d'aimer.
J'aimerais rencontrer un garçon qui soit fou de moi (j'en ai marre d'être à la place inverse).
C'est bientôt Noël et c'est pas plus mal. Je suis heureux. Mon frère va bien, il n'a pas les mêmes soucis.
Parfois je m'en fiche, j'oublie, ma tête semble se détacher doucement et rouler, elle ressemble à une boule de billard!
Il n'empêche en courant, j'aperçois toujours ces détails de l'univers.
J'aimerais les partager, en parler à quelqu'un, mais qui aurait envie de parler des brindilles, du souffle du vent, des arbres qui respirent ou des infra-sons? Qui?
Par Sandoval
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Publié dans : Le Sando Daily
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