Mercredi 7 octobre 2009
Ce matin en allant courir j'ai encore ressenti : cet air étonnament tiède pour la saison, le crissement régulier de mes pas sur ce chemin de cailloux et de terre.

J'ai aperçu des oiseaux dans le ciel, rien ne semble leur être difficile là haut.

Ces brises lumineuses sont rares, mais elles sont bien présentes.

Hier à la BU, j'étais quelqu'un d'autre. J'ai passé une année à contempler un garçon et maintenant son fantôme semble prendre une voiture et me laisser avec le bidon d'essence, pour le meilleur.

Une fille m'a regardé avec un sourire, même si j'aurais espéré celui d'un garçon.

Parfois, dans la colère, et la tristesse le flou s'étire sur mon lit et avec ses cheveux emmêlés, il ressemble à un tremblant cauchemar.

J'ai eu envie de jouer avec lui, renverser des verres, rire dans un couloir, se parler et s'écouter autour d'un chocolat encore brûlant.

Parfois, ce détachement, l'univers flotte et je capte les oisillons qui tombent du ciel sans crier gare (la mémoire des quais).

Et je souris, même lorsque tout se renverse sur la route.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Samedi 3 octobre 2009
Une journée avec des roses sans revolver.

J'ai revu une dame que je connaissais depuis pas mal de temps. Une amie de mes parents. Souvenirs d'enfance avec la petite fille avec qui je jouais dans cette grande maison impressionnante. Le temps passe. Parfois avec la lenteur d'un gros cargo, parfois avec la couleuvre d'un voilier.

Tout à l'heure je me suis énervé tout seul, envoyé une chaise, ma foutue chaise de bureau à terre pour ensuite donner de violents coups inutiles à mon ordinateur. De plus en plus fréquent ces petites crises de débilité.

J'ai le souvenir que lorsque nous jouions, j'avais l'impression d'être ici et maintenant.
Je déteste les secondes aujourd'hui.

Comme pour rompre cette chaîne imbécile et profitant d'un moment de vraie solitude, j'ai débauché ma guitare et ma voix pour des morceaux improvisés. N'ayant pas de textes sous la main, mes foutus poèmes ne sont pas fais pour être chantés, du moins, pas certains, j'ai décidé de chanter des paroles de Radiohead et de m'amuser un peu.

L'amusement dura plus d'une heure, à m'époumoner, murmurer, prendre des tons idiots, faire l'idiot, faire un peu le sérieux pour une balade bancale, juste pour le plaisir. Pur moment de défoulement, jubilatoire.

Ce matin en allant courir j'ai regardé le nouveau facteur, un homme aux cheveux poivre et sel, il m'a regardé.

Le mec de Capes, je me contente de l'observer. Il doit avoir des origines espagnoles, peut être. Sa coupe de cheveux lui va super bien, et sa barbe est bien sûr un must, quant à ses yeux, ils m'émerveillent.

C'était hier ou ce soir, j'ai eu envie de connaître l'instant avant de mourir. Mourir. Vivre? Etre à la fois mort et vivant. C'est ce chat électrocuté ou à l'aise dans ses moustaches, il est plusieurs à la fois, comme moi.

Toujours dérangé par le regard des autres, être obligé de marcher avec tous ces gens en contre-courant.

La mère de mon jeune élève m'a parlé de mes poèmes. Comment-est ce possible? Comment le sait-elle? Elle m'a parlé d'édition possible. Cela me gêne, m'excite, et me fait rire. Me gêne car je ne suis pas certain de franchir le pas de la publication ou de l'édition, et puis que valent vraiment ces petits repoussoirs-chenillons-de-pacotille? M'excite, car cela peut être amusant et me fait rire car je ne vois pas comment ces petits auto tamponeuses grandiraient au soleil!

Mais comment l'a-t-elle su? Par ami interposé? Je ne suis plus à un secret près, son mari sait que je suis homo ainsi que les enfants (ou presque! toujours jongler!).

Ce soir, comme tous les soirs, je vais prendre de la musique, pour m'endormir. Il fait froid en ce moment dans ce lit d'araignée.

Maintenant je me pose une question que je ne me posais pas avant : peut-on mourir dans son sommeil?

Ce qui expliquerait mes récentes insomnies...

Je vais donc m'endormir, comme tous les soirs, sous la moiteur de la lune, grande, infinie.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Lundi 28 septembre 2009

W

Tout à l'heure en cherchant des dossiers sur mon ordinateur je suis tombé sur une vieille photo.

Cette photo, gardée, à peine dissimulée parmi d'autres photos, révèle quelque chose.

Il s'agit d'un garçon. Il m'avait envoyé sa photo lors d'une conversation de chat il y a quelques années. C'était peut-être en terminale ou en prépa. Je ne sais plus.

La photo s'appelle "Will".

Et je le regarde à nouveau, un garçon souriant, avec une casquette blanche, juste à côté d'une chèvre. Il sourit. Ses yeux bleus semblent se poser près d'une rivière. Il a un sourire franc, joyeux. Sa peau mate révèle une peau couleur ambre, de nombreux bracelets.

J'étais tombé amoureux de cette photo, je m'en souviens.
Mais je n'ai jamais osé lui répondre car je me sentais si décalé par rapport à lui qui avait probablement 23ans à l'époque, je n'en avais alors que 18.

Notre relation sur le chat s'éteignit.

Je ne le connaissais pas, il m'avait seulement dit de ne pas m'en faire, qu'avec le temps, j'arriverais à me sentir plus à l'aise.

Une certaine douceur et gentilesse se dégage de cette photo.

Cela va faire plus de quatre ans que cette photo est restée dans l'ordinateur et je ne l'ai jamais supprimée, et j'espère que ce Will a trouvé un compagnon, et je lui souhaite tout le meilleur possible.


Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Dimanche 27 septembre 2009
Comment faire lorsqu'on ne dépend plus de rien?

La main tente une dernière volonté, belle agilité, pour mourir dans un parterre de crocodiles apprentis. Non. Ne pas sourire, ne pas tenter de passer au travers, le choc sera frontal de toute manière.

C'est un revers droit. A moins qu'il ne vienne de la gauche....peu importe...

Manger avec les chiens, téléphoner à mon ami raton-laveur, passer l'aspirateur ailleurs que dans un grand couloir.

Je t'ai vu avec un sourire, tu semblais le tenir par la main, bienveillant.

Tu m'as ignoré, car tu sais si bien le faire.

Peut-on vivre avec toi?

Il vient me dire, avec son souffle de colère :

Mais regarde toi, regarde toi, tu ne ressembles à rien, habille toi, lève toi, regarde toi dans une glace au moins.

C'était vrai.
Ce n'était donc pas un rêve.
Tous ces jours se dévorant eux-mêmes
Il n'avait donc pas vu
Le déchaînement
Des heures
Ou
La
Peine
Simplement masquée

Je peux aller frapper chez l'un ou chez l'autre, avec mon chien imaginaire et ma tête de grand brûlé, c'est trop tard

C'était donc l'escalade
Des évènements
D'un lampadaire
De ton rétroviseur
De la marche de l'escalier
D'un baiser qui n'a jamais vécu autant qu'il l'aurait voulu
C'est l'escalade

Même pas de vertige

Juste un trait
Le vent et le soleil côte à côte comme au bon vieux temps des traversées du dimanche

Arrive
Arrive

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Vendredi 25 septembre 2009
Aujourd'hui la neige est noire.

Tout à l'heure, j'ai été frappé d'une évidence. Mon projet personnel poétique prend forme dans mon esprit. J'ai commencé à écrire des mots, des phrases. Mais je souhaite poursuivre cela en écrivant d'autres choses, je fourmille à nouveau.

Dans mon esprit, mon projet s'appelle "The Son of K" comme la matérialisation de beaucoup d'empreintes dans mon cerveau.

Ce projet aura pour but de me faire avancer et réfléchir. Les formes? Elles m'épouseront.

The Son of K regroupera tous mes nouveaux écrits, pensées, expérimentations (expériences?), car j'ai enfin compris pourquoi...pourquoi je dois faire tout cela.

Neige noire.

En ce moment tout est bleu, trop même, éblouissant, tout est éclairé, trop, j'ai même du mal à voir véritablement tellement j'avale tout ce qui se dit, s'écoute, se mange, tout.

Je sais maintenant.

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Mercredi 23 septembre 2009

NIN

Et oui, le groupe Nine Inch Nails n'est plus.

Je ne saurais pas vous raconter toute mon histoire avec NIN, alors pour un petit hommage voilà, je crois, ma chanson préférée de NIN.

"Something I can never have"

Difficile de choisir LA version live!...J'ai hésité entre le sublime acoustique de l'album "Still" mais j'opterais pour la noirceur d'un live de...de la tournée du Self-Destruc Tour, autrement dit NIN à son apogée de folie...au beau milieu des années 1990.

Enjoy!


Par Sandoval - Publié dans : Le Sando JukeBox
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Mercredi 23 septembre 2009
Hier c'était il y a des années.

J'en rêvais, j'en rêve encore.

J'ai décidé de tirer un  trait sur ce fantôme. Un fantôme au nom presque dissonnant dans mon existence de domino-ratés.

Claudio.

Ce n'est même pas une liste, juste des fresques, des poignées de mains éludées, de vieux souvenirs, une luminescence digitale.
Tous ces garçons. Ceux là. Ceux qui sont restés en arrière dans ma vie.

A qui la faute? Ma timidité maladive? Mon manque de confiance? Le hasard?

Maintenant il est trop tard pour revenir en arrière. J'ai libéré les voix et les gestes des cassettes, comme un rembobinage en sourdine, et j'ai envoyé ça dehors.

Ses miettes de brise, de pleurs, de terreurs, d'écorce viendront nourrir quelques oiseaux maigres.

Je ne suis pas un oiseau maigre.

Hier c'était il y a quelques jours, lorsque j'ai repris mon carnet pour y inscrire toutes les pensées possibles, la nouveauté, le nouvel univers, la nouvelle descendance, ma descendance, et pourquoi pas ta descendance?...

J'étais je ne sais où dans une forêt presque à l'envers. Maintenant, je suis au dessus. Je n'entends plus vraiment les rires de la réalité, ni même leurs voix insidieuses ( tu peux bouger s'il te plaît? trouver des médicaments, ferme les yeux juste une fois pour ressentir, le thorax survit, je n'ai pas envie de me déplacer pour te plaire) c'est un rêve.

Est-ce un rêve?

Alors j'oublie ces amours qui n'auront jamais lieu. Ces matinées si près des...

Ces orages multiples.

Hier mon père n'arrêtait pas de parler de son jeune protégé. Il prenait soin de lui. Que faut-il que je fasse pour qu'il soit fier de moi?

Je n'aime pas le football ni faire de grosses blagues sur les filles.

Comment lui dire que je ne suis en fait, qu'un enfant, un arc en terre, juste un précipice. (et toi ?)

Je l'ai toujours été.

Dans les tourniquets, les grenouilles-ions, l'hérésie mutine.

Il y a bien longtemps que je n'ai pas ri, il y a bien longtemps que je n'ai pas pleuré.

Hier, c'était il y a une seconde.






Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Samedi 19 septembre 2009
Un petit article Nostalgie...

Bien des fois je vocifère tout seul, je m'acharne sans cesse à me détruire, en affirmant que je suis la plus grande des erreurs...
Pour preuve hier, mon père m'a appelé, et pour un motif ridicule, aussitôt, en raccrochant j'ai balancé une chaise de la cuisine dans un meuble et j'ai donné un bon coup de pied dans la porte.

Cette force, cette rage.

Mais, pas aujourd'hui...

Aujourd'hui, je me souviens, je me rappelle de ces instants de ma vie homo. Pas très nombreux, mais qui au fil du temps, avançent. Des chenilles, des légionnaires, des fourmis vertes.

Petit retour en arrière...

Ma première rencontre avec un garçon :

C'était au lycée. En terminale. Depuis la seconde j'avais trouvé dans le chat Caramail un incroyable moyen de connaître un peu le monde homo. Mais, très naïf. J'ai décidé de rencontrer un garçon, pour la première fois. C'est stressant. C'est toute une montagne adolescente, émotive, qui s'accroche au ciel en piallant des sourires électriques.

Je ne sais plus son prénom. Maxime, je crois. On s'est appelés un soir. Je devais l'appeler à minuit. J'étais terrorisé. C'est lui qui m'a appelé. Bredouillant, notre conversation s'éteignit rapidement dans la nuit.

Le lendemain, je devais le voir. C'était l'année du bac. Je me rappelle qu'il faisait beau. Je devais sécher un cours, celui de philo. Moi l'élève studieux qui n'a jamais sciemment séché un cours.... J'avais essayé de me faire beau. Acte incongru à l'époque, car je me considérais vraiment laid, mais j'avais un mince espoir de lui plaire. Bien que tout ceci m'était encore inconnu.

On devait se donner rendez-vous sur une place, un parking, et s'appeler. Il m'appelle. Il dit qu'il ne me voit pas. On se voit enfin!

Seulement, là c'est le drame.

En me voyant, il fait demi-tour.

A cet instant, j'ai réalisé dans mes petits tourments, que je devais réellement être laid pour le faire fuir ainsi. Puis il est revenu, sûrement conscient de sa bêtise.

J'avais 18ans. On s'est baladés. Je me souviens de quelques phrases... "Depuis combien de temps tu le sais?" "Depuis combien de temps tu sais que tu l'es?"

Jamais le mot "homo" ne fut prononcé.

On s'est quittés en se promettant chacun de se rappeler sans y croire vraiment...

Encore une fois


C'est en prépa cette fois ci. Les années les plus troubles de ma courte existence. La révélation : oui je suis homo, j'aime les mecs, c'est certain, mais personne ne doit le savoir, non, personne ne doit savoir que je suis comme ça...

C'est sur le chat que j'ai rencontré un garçon appelé Edwin. Il m'a envoyé des photos de lui. On a passé des moments sur le chat à se connaître, à jouer les grands, et à escalader les petites montagnes blanches des débuts.

Les brouillons charmants, les sms, les "JTM"...

On s'est rencontés une seule fois. Béthune. Je suis venu le voir. Il était avec des amis hétéros. On a parlé, discuté, il m'a offert un petit ours en peluche. On s'est même fais la bise, chose si inhabituelle pour moi.

On est restés en contact jusqu'à l'année dernière, il me semble. Par sms.

Depuis, plus rien.

Ces esquisses, ces incompréhensions, ces attirances, ces peurs, le doute. Incendies dans un géranium. Je me souviens.

Je me souviens de ces débuts si tremblants, si timides.

Aujourd'hui

Avec le recul, peu de choses ont changé ou presque. Après quelques déboires, et une vraie histoire de trois semaines réellement belle avec un garçon appelé Nicolas, je suis encore dans un parc, à attendre, à regarder les oiseaux verticaux, les chiens automates et les garçons qui courrent.

J'ai 24 ans aujourd'hui et j'ai de l'espoir encore derrière cette noirceur.

Je suis passé de la couleur noire, à une forme de gris-bleu.

Je rigole toujours pour des bêtises, je suis toujours aussi timide pour n'importe quoi. Traverser une allée avec des gens, demander quelque chose. Je souris bêtement. Je suis gêné.

Mais je ressens.

Je ressens...!

Chaque papillon sous l'eau, chaque traversée de colère polaire.

Je ne suis pas encore confiant, sûr; mais je me dis, ce n'est pas grave, personne n'aspire à être parfait. J'écris pour me donner l'illusion de vivre, je lis.

J'écoute de la musique, sans cesse, comme pour boire l'atmosphère, des arbres qui dérivent sur mes interférences.

Je ressens...

Laurent, Claudio, ces amours qui n'existeront pas, laissent la place à d'autres tentatives... peut être plus réussies ou non.

Je suis toujours le même. Quand un garçon vient près de moi. Je me sens rougir. Si ce garçon me plaît, je deviens maladroit, je ne parle plus avec la même assurance. C'est ce qui se passe actuellement avec un garçon de capes, sans rien faire il me séduit, me gêne et me trouble.

J'avance toujours, même sous les mauvaises pluies, car je ressens, je ressens...je vis...




Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Mercredi 16 septembre 2009
Maintenant, je sais qui habite en moi.

L'heure ne tient plus. Elle reste en suspension.

Ce matin, en allant courir, j'ai vu que le ciel était gris, brumeux, compact. Des frelons ou des moitiés d'abeilles avaient disparu.

J'ai disparu.

J'ai disparu.

J'ai.

Nouveau garçon de la fac. Un jeune homme aux cheveux noirs, à la barbe épineuse. Ses yeux. Une forme ancestrale de plantigrade ( avaler sa nuque...).

J'ai recommencé à écrire, n'importe quoi, des bêtises, des mots qui éclaboussent la nuit, inutiles, grossiers, des mandales oubliées.

Maintenant, je sais qui habite en moi.


Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Samedi 12 septembre 2009
La rentrée est arrivée.

Après avoir passé un nouveau tourbillon dévastateur. Je dois être fort.

Cette année, pleins de monde, beaucoup de filles dans ma classe et trois garçons, quatre avec moi. En somme pas beaucoup pour pouvoir s'émerveiller doucement. Il y a ce garçon assez étrange, brun, la barbe négligée qui se présente. Je ne sais pas pourquoi je le trouve beau. Il est beau. Il est hétéro évidemment.

Je suis heureux de ne pas avoir revu Claudio depuis la rentrée, même si je crains qu'il soit toujours à la fac, dans ce cas, la seule vue de ce garçon me chamboulera à nouveau, alors qu'il n'y a jamais eu rien entre nous, hormis beaucoup de regards échangés.

Je crois que je suis en dépression mais je ne le sais pas. Ou peut être je crois que je suis en dépression alors que je suis plus fort que ça.

Je me demande comment j'ai fais pour tenir ainsi si longtemps sans parler à personne de mes idées, de mes doutes et de mes angoisses.

Mon avenir est on ne peut plus incertain. Je veux toujours vivre. Je ne veux pas abandonner pour rien, par le seul fait que je sois en péril, non, ça serait beaucoup trop facile.

Mes parents font comme si tout se passait bien, c'est vrai, tout se passe bien, je suis comme entre parenthèses.

J'ai de plus en plus de mal à croire en l'amour. Tout d'abord parce que je ne sais pas réellement ce que c'est. Soit c'est soi moi qui tombe amoureux à mourir de quelqu'un soit la personne que j'aime ne m'aime pas.

C'est parfois étrange de ne pas se sentir aimé par quelqu'un, c'est comme si on n'existait pas parfois, lors de ces jours de poudre blanche.

Et puis dès fois rien ne va, certains jours, je deviens plus que timide, je n'aime pas quand on me regarde dans la rue ou n'importe et en général je baisse les yeux, pour éviter tout regard.

Maintenant j'ai des idées de textes, ils sont au fond, mes seuls vrais amis. Demain je peux les foutre au feu ils resteront dans ma tête, juste pour me dire "tu vois, j'étais là à ce moment là, quand je pensais à toi, à un garçon qui s'appelle Laurent ou alors quelqu'un d'autre".

Maintenant, je suis en vie.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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