Samedi 1 août 2009
Quand je suis rentré tout à l'heure, je quittais un peu la mer. Cette mer dense, infinie.
Subitement, dans l'auto, j'ai pensé à lui. A ce garçon qui m'a dévoré l'esprit durant toute l'année. Comme ça subitement. J'espérais, dans un verre d'eau, un message de sa part. Je pensais que le temps, l'air, la chaleur, la tiédeur des jours, auraient été en ma faveur. Mais rien. Des messages d'amis. Important. Mais rien de lui.
Pendant mon séjour, je me suis laissé allé à observer ces garçons et ces hommes qui traversent le désert avec tant de petit talent. Ils me provoquent des sensations. Je dois donc les faire passer dans mes films imaginaires, les voir d'encore plus près, voir leur peau, leur visage, les voir jouir.
Il y avait un garçon très joli sur la plage. Châtain. Blanc de peau. De longs poils glissaient sur son torse. Une chaîne en argent. Beau. Un peu hautain. Peut être coquin dans les carapaces de crabe (volatiles). Il me plaisait. Juste le regarder.
Il y avait un homme aussi. Beaucoup plus âgé. Ses regards sur moi. J'ai décodé assez facilement (il faut toujours avoir une radio pour les nuages, la pluie, les germes, la colère nouvelle). Il me regardait, et je le regardais.
Une révélation déjà ancienne : les hommes beaucoup plus âgés que moi me plaisent. Je crois même que j'aimerais les connaître plus, plus intimment. Je suis le duvet tardif d'un chat mauve, sans attache, incompétent, prophétique (seulement dans l'apnée) et je les veux, ces hommes noirs, ces hommes à la peau dure, des souvenirs de cale, je les veux.
Alors, oui j'ai repensé à Claudio, et j'espère que je ne le verrais plus jamais.
Tout semble tenir en électrique, en vision sereine, variantes.
Je tiens en électrique.
Et je les vois, ce ne sont déjà plus des hommes, mais des formes neuves, profondes, elles soulèvent la chair.
Je les vois.
C'était hier.
Aujourd'hui, les taons filent si vite, qu'il m'est désormais impossible de les
Toucher.
Subitement, dans l'auto, j'ai pensé à lui. A ce garçon qui m'a dévoré l'esprit durant toute l'année. Comme ça subitement. J'espérais, dans un verre d'eau, un message de sa part. Je pensais que le temps, l'air, la chaleur, la tiédeur des jours, auraient été en ma faveur. Mais rien. Des messages d'amis. Important. Mais rien de lui.
Pendant mon séjour, je me suis laissé allé à observer ces garçons et ces hommes qui traversent le désert avec tant de petit talent. Ils me provoquent des sensations. Je dois donc les faire passer dans mes films imaginaires, les voir d'encore plus près, voir leur peau, leur visage, les voir jouir.
Il y avait un garçon très joli sur la plage. Châtain. Blanc de peau. De longs poils glissaient sur son torse. Une chaîne en argent. Beau. Un peu hautain. Peut être coquin dans les carapaces de crabe (volatiles). Il me plaisait. Juste le regarder.
Il y avait un homme aussi. Beaucoup plus âgé. Ses regards sur moi. J'ai décodé assez facilement (il faut toujours avoir une radio pour les nuages, la pluie, les germes, la colère nouvelle). Il me regardait, et je le regardais.
Une révélation déjà ancienne : les hommes beaucoup plus âgés que moi me plaisent. Je crois même que j'aimerais les connaître plus, plus intimment. Je suis le duvet tardif d'un chat mauve, sans attache, incompétent, prophétique (seulement dans l'apnée) et je les veux, ces hommes noirs, ces hommes à la peau dure, des souvenirs de cale, je les veux.
Alors, oui j'ai repensé à Claudio, et j'espère que je ne le verrais plus jamais.
Tout semble tenir en électrique, en vision sereine, variantes.
Je tiens en électrique.
Et je les vois, ce ne sont déjà plus des hommes, mais des formes neuves, profondes, elles soulèvent la chair.
Je les vois.
C'était hier.
Aujourd'hui, les taons filent si vite, qu'il m'est désormais impossible de les
Toucher.
Par Sandoval
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Publié dans : Le Sando Daily
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