Dimanche 24 mai 2009
Alors que la moiteur vient m'étouffer, je pense créer un nouveau blog. Mais je n'en suis pas sûr.

Je suis de nouveau en processus d'écriture, mais c'est le grand bazar à chaque fois. Tout se mélange et tout semble si rapide, trop rapide?

Je reprends rarement un poème. C'est un exutoire.

J'ai toujours l'idée de conserver l'ensemble de mes poèmes pour les offrir une fois à la personne qui me comprendra.

Lorsque je relis ces textes et que je fais abstraction de leur forme, je peux me souvenir de ce qui m'a traversé lorsqu'ils sont apparus.

J'ai abandonné ces lions qui balaçaient des ondes sur mon corps. Une histoire déjà, se termine. Maintenant. Je ne sais pas très bien. C'est le début. Je vois des couloirs, des aéroports, des passages, des mains qui s'oublient, et une chaleur grondante, au loin.

C'est un passage. La ternura.

Dans le sillage de mes écrits précédents, Claudio bien sûr, et surtout Laurent, ce garçon si étonnant, toutes ses craintes, peurs, malaises, comme évacués, distraits et éloignés pour toujours.

Maintenant, c'est autre chose.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Dimanche 24 mai 2009
Ce matin. Une chaleur monstre. Cette nuit.

La nuit a été courte. Assez courte. Il faisait très chaud. Les étoiles étaient si frêles dans le ciel. J'ai entendu des pétards au loin, un chien qui aboyait. Profitant de la moiteur de la nuit pour rêvasser et pour ressentir, je n'ai pas réussi à dormir au début.

L'autre jour j'ai couru longtemps. Trop. Mes jambes en souffrent un peu. J'irais courir demain.

J'ai réussi à réecrire mais tout ce qui apparaît est encore un peu maladroit. Je verrais bien.

Hier j'ai vu le voisin d'en face. Plus que sexy. Il était en tenue de course à pied et il m'a été impossible de ne pas le regarder. Il est grand, brun, élancé et musclé juste assez. A un moment il a relevé son t-shirt et j'ai pu apercevoir son ventre mince et craquant. Le voir en sueur, ainsi, m'a excité.
Il reste donc un fantasme incroyable, fantasme physique uniquement. Tout transpire le désir chez lui, ses jambes, son torse, ses bras, ses lèvres, tout. Je me rappelle encore nos sorties à la piscine, lui alors tout bronzé, un régal.

Il est évident que je pense toujours à Claudio. Ce garçon si étrange. Pourtant, cela fait bientôt un petit mois que je ne le vois plus. Tant mieux. Le hic? Le revoir à la rentrée. Soit il sera parti, soit il sera toujours là pour me hanter encore un peu plus.
Parfois, il ne faut pas chercher non plus à forcer. Cela arrivera pour quelqu'un d'autre. Il y a que toutes les composantes semblaient si bien se correspondre : je lui plaisais un peu et c'est déjà beaucoup,mais pas suffisamment apparement. Il est homo. Et il je le trouvais plus que charmant. C'est ainsi et je vais abattre quarante articles de plus en parlant toujours de lui.

Je fréquente toujours les sites de rencontre. J'envoie une espèce flash/coeur à l'un des garçons, car je le trouve vraiment mignon (un bel arabe) et il m'envoie un mail pour me dire que je ne suis pas du tout son genre. Amusant. Le reste...Le reste? De charmants jeunes hommes, hommes. Mais difficile de s'y retrouver.

La suite au prochain article...
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Jeudi 21 mai 2009
Le visiteur de nuit

Le bossu inquisiteur

Déploie sa salive

Sur mes jambes

Nues

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Quand je serais dans l'avion

Ta pression
Moins forte

Des enfants rétractiles

Epines de raisin

Tes yeux frileux

Seront loin

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L'homme a la terrasse

Tient un faon dans la main

L'homme est un beau scélérat

Sa mâchoire essuie

Les torpilles

L'homme sa gorge de paille

La tête révulsée
La chaussée talonne époumone
Son nom
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Jeudi 21 mai 2009
Parmi les joncs

La fameuse esgourde
Jaune

Ton cil dénaturé

Ta croupe d'amphibien

Précis détonnateur

Maintenant le tiède penchant
De tes aisselles
Divague

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C'était l'an traversé

Un cannibale débordant
Mon pétunia (le tien cherche encore)

Encore une étincelle sous tes gants

Un feu lent

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L'escadrille d'un baiser

Empoché

L'unique garçon

Paupières de plomb

Visité

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Phalange adroite
Les meilleurs édentés
Prolongent

Franche frange
Mais débarbouille toi
Ton passable crématoire

Un homme couché
Sa main caressant un ballon
C'est la mue des hautes herbes
Ce n'est pas mon père
L'homme déplace ses sourires sur les galets

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Jeudi 21 mai 2009
Vitre rose
Pour la dernière fois

Ses mains de raton laveur

T'expatrier

Une balle logée en apesanteur

Vire vite

A peine une caresse

Un dépôt de neige
Chassé

Jeune taillis

Ta mine de cigogne dans un cube

Dernière fois

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Jeudi 21 mai 2009
Un jour sous une ballerine
Amputée
J'ai refais les équations
Sur ta poitrine
Prévoyant
Attentif
Les lacunes attendront

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Attrape le bus
Dans l'une de tes mèches
Egarées
Laisse tomber la vieille baraque

Jeunes lèvres de chenil
Pascal ou Olivier
Tu cibles facilement

Lucarne volante
Détendue

Avec ma gueule de craie bleue
Ton ventre dans les courants d'air
Deux cent jets d'eau expulsent leur pollen
Post-ténébreux

Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Jeudi 21 mai 2009
En quittant le banc
De tes joues parfaitement bleues

Le contrôleur balbutie
Ses poussières de cuivre
Jaillissent si bien

La pointe d'un lionceau
Dans le creux de ta voix
J'ai des spasmes réguliers
Renoue la jeune disgrâce

Le satellite pervertit les rangées de maisons
Les lucarnes infréquentes
Fréquentent ta dentition parfaite

En quittant le banc
Un kilomètre en rouge
Sans préjudice
Tu accomplis

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Des automates pleurent dans un vieux sillon
Des braises activent
Ma chaîne
Mon chandelier

La porte est petite
Son dos est voûté
Et ses palmes acrobatiques
Me portent

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Ton képi
Ta barbe sur les flancs déhanchée
De l'étang
Position d'anémone

Chaque requin
Lappe
Avidemment
La nuit fraîche

Sous terre
Ton aérodromme
Tient haut la grimace
Infidèle

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L'avion réprime comme il peut son torticolis
Tu me tend une lettre
Tu ris sans raison

Jeune stigmate
Sur les épaules
Barbouille le sourcil
Vraiment
Un parfait cosmonaute
Merci

*


Bon tout cela n'est que brouillon, ressenti direct, et c'est un peu facile. Ce sont les premiers jets véritables depuis trèèèèèès longtemps et le résultat est très approximatif. Peut être que je prendrais quelques lignes et les changerai, je n'en sais rien pour l'instant.



Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Mercredi 20 mai 2009
Je ne sais pas encore où je vais.

Parfois je vois des fonds noirs. Puis des débuts d'été à peine frappés de convulsion.

Je passe à autre chose. Pas encore de mots sur cette nouvelle période. Période de changement. Pas une répétition, mais une confirmation.

Le caillou dans la tempe, m'attend.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Scribe
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Mardi 19 mai 2009
Je revois encore ses yeux pétillants qui glissaient sur des mottes de raisin.

Il s'appelle Clément. Je le connais un peu. Enfin pas beaucoup. La première fois que je l'ai vu c'était l'année dernière. Vous savez l'ami d'ami d'ami, bref, la personne qu'on ne connaît quasiment pas. C'était pendant ces soirées officielles en famille ou avec des amis, les parents. J'étais une seule fois près de lui, lors d'un dîner, il était en face de moi, je ne lui avais pas parlé, mais j'avais beaucoupé aimé son caractère ambivalent.

C'est un Gémeaux comme moi. Je l'ai appris il y a quelques jours.

J'aime sa nature exhubérante, il peut rire, parler fort, puis tout d'un coup se murer dans un silence touchant. J'étais gêné de le revoir ainsi, alors que je n'étais pas prêt. Il s'est assis à l'extrêmité de moi, parmi les fauteuils, mes parents discutaient, tout le monde parlait. Je l'observais discrètement. Car en société, je fais attention de ne pas trop regarder les garçons (même si cela s'avère de moins en moins vrai).

Evidemment, la question habituelle : est-il homo?

Il aime le foot, les sports. Et alors? Il a une voix légèrement efféminé lorsqu'il s'emballe. J'essayais de voir où se portait son regard sur la grande télévision. Difficile à dire. Même hétéro peut-être, il reste agréable et sûrement très charmant.
Il est brun, des yeux malicieux, un sourire à tomber. Pourtant ça n'est pas un canon, mais il a un charme certain.

Toute ma soirée fut embrumée. J'ai repensé à lui.

Je suis retourné à la fac aujourd'hui pour surveiller d'éventuels changements. Au moment d'entrer dans un couloir je tombe face au garçon-tortue.
Cela faisait très longtemps. Il me regarde toujours avec intérêt. J'en sais rien. Disons que c'est un hétéro particulier. Par contre, il a coupé ses cheveux, il perd un peu de son charme. Encore un beau brun. Mais même, je le trouve très agréable à regarder.

Je suis allé à la BU pour trouver des bouquins. J'essaie de moins penser à C.

Hier la journée s'est terminée assez mal. J'ai eu une rechute vive. Puis, c'est parti. Je ne sais pas où je vais, mais je persiste toujours.

Le manque d'écriture persistant est un signe, je traverse une nouvelle phase. C'est encore invisible, ça n'effleure pas. Je n'ai pas envie d'écrire des poèmes pour l'instant. Pas envie.
Par contre, pour composer un peu en guitare, oui.

Pas de grosses crises donc. Même si tout est enfouit à l'intérieur. Un petit soleil dehors, porteur d'optimisme. Un petit coup d'Elliott Smith (bon ok c'est pas le meilleur pour sauter de joie) car sa musique transpire réellement.

Je suis donc avec des fleurs mauves et bleues, trop grossières pour êtres vraies, je m'accroche aux lampadaires, je perds le contact avec le sol, je pense à ces garçons, et je respire vite.

Le pollen concurrence mes membres, vite.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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Lundi 18 mai 2009
Il avait un si charmant sourire. Un petit regard malicieux. Sa façon de regarder, parfois un peu timide, puis exhubérant. J'aurais voulu être plus près. Il m'a regardé une seule fois.

Nous ne serons jamais ensemble mais je ne peux pas l'oublier.
Par Sandoval - Publié dans : Le Sando Daily
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