Vendredi 24 avril 2009
Je reviens d'aller courir. J'en manquais un peu. Deux jours, sans courir et une fatigue étrange, peu gracile, vient m'engrosser.
Un soleil à la belle face, juste le pollen idéal. Bien sûr mes écouteurs ne fonctionnent pas quand on le voudrait, tant pis.
J'ai allongé mon parcours. Je compte bien aller dans un bois qui se trouve un peu plus loin de chez moi. Je pense pouvoir le faire. Progressivement je dévore des parcelles de routes. De campagnes surtout. Je me sens si bien et une bonne douche ensuite, toujours cette eau à la crinière folle qui vient m'aspirer, tout entier.
J'aurais voulu écrire, hier, avant-hier, un nouvel article sur le meilleur ami de mon frère, Julien. Il est si charmant. Sa légère moue d'enfant boudeur me plaît au plus haut point.
Je ne sais toujours pas si...
Parfois il me regarde, mais les interprétations sont mauvaises, j'en connais quelque chose. Il déambule avec des accents patauds, tout ce qu'il fait, je trouve ça charmant. Il possède un charme dont il n'a pas conscience.
Hier soir, ciné avec mon frère. Pour l'entendre pour une énième fois, se moquer d'un garçon, d'un "gros pédé" qui est simplement passé près de nous en disant "pardon" d'un ton trop féminin pour mon frère.
Cela m'énerve.
J'ai repéré aussi de charmants jeunes hommes. Des maghrébins. Très jolis. J'aime leur beauté suave, très animale. Ils ont un regard perçant, noir.
Jeunes, moins jeunes, je trouve qu'ils sont attirants. Même cet homme à la barbe imposante, que je trouve alléchant. Mais, alors que nous étions à table (des jours aluminiums), un homme me regardait, aux yeux bleus de fer, de très nombreuses fois.
Avec mon frère juste en face, je ne pouvais pas trop m'amuser à le regarder souvent. Pareil. Un homme au regard dur, une écorce-torticolis au soleil, rude, avec un manteau en cuir, les cheveux très courts. Un bracelet argent. Exactement le genre de garçon brûlant, qui me plaît. Une pointe de ténèbres sur les lèvres.
J'ai fais un rêve étrange cette nuit. J'étais dans un centre de théâtre. Avec des personnes éparpillées, de collège, lycée et prépa. On devait faire un spectacle. Mais je n'étais pas prêt. Rêve récurrent. Monter une pièce alors que je connais pas mes textes, plusieurs fois que cela arrive.
Cette fois ci, la directrice c'était ma prof de stage au collège. Je ne connaissais pas mon texte et les gens arrivaient. Je n'aime pas ce rêve, que je fais souvent mais dans des conditions différentes. Je l'ai peut être fait au moins cinq fois. Une fois dans le salon chez moi, une fois dans une sorte de centre aéré. Parfois avec mon prof de théâtre de l'époque.
Je suis en pleine dérive dans mes écrits. Manque un sursaut. Il me faut traverser cette transition douloureuse, mais obligatoire pour passer à autre chose. Ce sont mes vies parallèles. Inversées. J'ai traversé une ville et les alentours de la ville, pas assez.
Je peux mettre très longtemps avant de ressentir la forme nouvelle des pièges. Cela peut prendre du temps. Parfois des textes émergent, mais comme tiraillés, entre le passé et l'aspiration à autre chose. Ne pas se précipiter.
En attendant, des formes se décomposent et disparaissent dans la maison.
Tenir, ne jamais lâcher.
Un soleil à la belle face, juste le pollen idéal. Bien sûr mes écouteurs ne fonctionnent pas quand on le voudrait, tant pis.
J'ai allongé mon parcours. Je compte bien aller dans un bois qui se trouve un peu plus loin de chez moi. Je pense pouvoir le faire. Progressivement je dévore des parcelles de routes. De campagnes surtout. Je me sens si bien et une bonne douche ensuite, toujours cette eau à la crinière folle qui vient m'aspirer, tout entier.
J'aurais voulu écrire, hier, avant-hier, un nouvel article sur le meilleur ami de mon frère, Julien. Il est si charmant. Sa légère moue d'enfant boudeur me plaît au plus haut point.
Je ne sais toujours pas si...
Parfois il me regarde, mais les interprétations sont mauvaises, j'en connais quelque chose. Il déambule avec des accents patauds, tout ce qu'il fait, je trouve ça charmant. Il possède un charme dont il n'a pas conscience.
Hier soir, ciné avec mon frère. Pour l'entendre pour une énième fois, se moquer d'un garçon, d'un "gros pédé" qui est simplement passé près de nous en disant "pardon" d'un ton trop féminin pour mon frère.
Cela m'énerve.
J'ai repéré aussi de charmants jeunes hommes. Des maghrébins. Très jolis. J'aime leur beauté suave, très animale. Ils ont un regard perçant, noir.
Jeunes, moins jeunes, je trouve qu'ils sont attirants. Même cet homme à la barbe imposante, que je trouve alléchant. Mais, alors que nous étions à table (des jours aluminiums), un homme me regardait, aux yeux bleus de fer, de très nombreuses fois.
Avec mon frère juste en face, je ne pouvais pas trop m'amuser à le regarder souvent. Pareil. Un homme au regard dur, une écorce-torticolis au soleil, rude, avec un manteau en cuir, les cheveux très courts. Un bracelet argent. Exactement le genre de garçon brûlant, qui me plaît. Une pointe de ténèbres sur les lèvres.
J'ai fais un rêve étrange cette nuit. J'étais dans un centre de théâtre. Avec des personnes éparpillées, de collège, lycée et prépa. On devait faire un spectacle. Mais je n'étais pas prêt. Rêve récurrent. Monter une pièce alors que je connais pas mes textes, plusieurs fois que cela arrive.
Cette fois ci, la directrice c'était ma prof de stage au collège. Je ne connaissais pas mon texte et les gens arrivaient. Je n'aime pas ce rêve, que je fais souvent mais dans des conditions différentes. Je l'ai peut être fait au moins cinq fois. Une fois dans le salon chez moi, une fois dans une sorte de centre aéré. Parfois avec mon prof de théâtre de l'époque.
Je suis en pleine dérive dans mes écrits. Manque un sursaut. Il me faut traverser cette transition douloureuse, mais obligatoire pour passer à autre chose. Ce sont mes vies parallèles. Inversées. J'ai traversé une ville et les alentours de la ville, pas assez.
Je peux mettre très longtemps avant de ressentir la forme nouvelle des pièges. Cela peut prendre du temps. Parfois des textes émergent, mais comme tiraillés, entre le passé et l'aspiration à autre chose. Ne pas se précipiter.
En attendant, des formes se décomposent et disparaissent dans la maison.
Tenir, ne jamais lâcher.
Par Sandoval
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Publié dans : Le Sando Daily
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